Des rampes, des marches, descendre, monter. Seuls les vieux s’y arrêtent. Les autres ne font qu’y passer. Il y a pourtant beaucoup à voir dans les escaliers. Certains sont neufs, d’autres, délabrés. Monochromatiques ou colorés. De pierre, de bois ou d’acier. Droits, courbes, raides, peu inclinés. Monter, descendre ; descendre, monter. On dit « prendre » l’escalier, on ne fait pourtant que l’emprunter. L’escalier est immuable, fort, majestueux. Il est le lien entre le bas et le haut, on y grimpe, on y plonge. L’escalier est une passerelle, un témoin silencieux, il est l’austère support d’une humanité en marche. Mais c’est vide et seul que je l’ai toujours préféré, car il devient alors sculpture, personnage, solitude.



scala

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2016




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